Chronique de la semaine n°16 / Chronicle of week 16 : Un décor qui s’effrite / A crumbling setting

Cette semaine, l’équipe du Bulli Tour Europa visite les camps nazis d’Auschwitz et s’interrogent sur ces lieux effacés par le temps. Nous reviendrons également sur le « Slumdog Theatre », un théâtre fondé par Irma Horvathova en 2010 à quelques kilomètres de Kosice en Slovaquie.

De nombreux scientifiques analysent les briques, le bois, le métal, pour tenter de freiner l'usure du temps sur les vestiges de l'ancien camp.

L’usure des vestiges de l’ancien camp inquiète les scientifiques qui étudient les moyens de préserver ce lieu de mémoire en l’état.

Alors que la semaine dernière, notre équipe s’était intéressée aux voisins des camps d’Auschwitz et de la vie qu’il y a autour de ces lieux de mémoire, cette semaine, elle focalise son attention sur la disparition progressive des camps d’Auschwitz, qui ne résistent pas au assaut du temps, à l’érosion et à l’afflux de visiteurs. En 10 ans, le nombre de visiteurs a triplé. Les graffitis commencent à recouvrir les murs des camps, qu’il est de plus en plus difficile de préserver.

 

Tout le site est préservé en l'état originel, sans rajout ou reconstruction.

Les visiteurs se pressent dans les allées du camp. Les barbelés du camp d’Auschwitz ne sont plus d’origine, contrairement aux poteaux en béton.

C’est l’engagement politique des autorités polonaises et les millions d’euros alloués par la communauté internationale au mémorial, qui permettent le maintien en l’état du site immense. C’est une tâche qui anime notamment Andrzej Kacorzyk, vice-directeur du musée d’Auschwitz, qui explique les démarches et les enjeux liés à la préservation de ce patrimoine mémoriel : « Nous ne voulons rien refaire, restaurer ou reconstruire. Nous voulons juste préserver. Nous refusons de créer de l’artificiel. Si une chaussure est pliée, salie ou déchirée, nous laissons la pliure, la saleté et la déchirure, mais nous entretenons le cuir et la semelle. »

 

Irma Horvathova a fondé le Théâtre du Bidonville en 2010.

Irma Horvathova a 40 ans. En 2010, elle a fondé le « Slumdog Theatre » (Théâtre du Bidonville), à deux kilomètres de Moldava nad Bodvou (Slovaquie).

C’est un tout autre sujet que nous vous invitons à découvrir à la suite de ce dernier : le « théâtre du bidonville » et sa fondatrice Irma Horvathova. C’est dans un bidonville non loin de Moldava nad Bodvou, où vivent pas moins de 800 Roms slovaques, qu’elle fonde en 2010 le « Slumdog Theatre ». Près de Kosice, capitale européenne de la culture l’année dernière, ce théâtre est un moyen d’expression pour cette communauté souvent discriminée et il permet à ses initiateurs de renverser les clichés, qui ternissent l’image des Roms en Slovaquie et en Europe. Cette troupe porte aussi un message pédagogique pour les jeunes de ce camp de fortune, qui s’abandonnent à la drogue et au trafic. Un théâtre pour « montrer la vie réelle du camp ».

 

Chronicle of week 16 : A crumbling setting

 

This week, the Bulli Tour Europa team visits the Nazi camps of Auschwitz and ponders this places that have been erased by time. We also revisit the « Slumdog Theater », a theater founded by Irma Horvathova in 2010 a few kilometers from Kosice in Slovakia.

 

De nombreux scientifiques analysent les briques, le bois, le métal, pour tenter de freiner l'usure du temps sur les vestiges de l'ancien camp.

The wear and tear on the former camp worries scientist who study ways of preserving this place that holds so many memories.

Whereas last week our team was interested in the neighbors of the Auschwitz camps and the life around these places of memory, this week we will focus our attention on the gradual disappearance of the Auschwitz camps that are unable to stand the test of time, erosion and the flood of visitors. In 10 years the number of visitors has tripled. Graffiti has begun to cover the walls of the camps, which are harder and harder to preserve.

 

Tout le site est préservé en l'état originel, sans rajout ou reconstruction.

Visitors rush through the camps’ paths. The barbed wire of the Auschwitz camps is not original, but the concrete posts are.

It is thanks to the political commitment of Polish authorities and the millions of Euros granted by the international memorial community that the immense site has been maintained. It’s a task that drives Andrzej Kacorzyk, vice director of the Auschwitz museum, who explains the process and the issues linked to the preservation of this memorial heritage site: “We do not want to redo, restore, or reconstruct anything. We just want to preserve the site. We refuse to create anything artificial. If a shoe is wrinkled, dirty, or torn, we leave the wrinkles, the dirt, and the tear, but we maintain the leather and the sole.”

 

Irma Horvathova a fondé le Théâtre du Bidonville en 2010.

Irma Horvathova is 40 years old. In 2010 she founded the Slumdog Theater two kilometers from Moldava nad Bodvou (Slovakia).

We now invite you to discover a totally different topic: the Slumdog Theater and its founder Irma Horvathova. It was in the slum not far from Moldava nad Bodvou, where no fewer than 800 Slovakian Roma people live, that she founded the Slumdog Theater in 2010. Near Kosice, last year’s European cultural capital, this theater is a means of expression for the community that is often discriminated against and it gives its instructors the chance to reverse the clichés that darken the Roma community’s image in Slovakia and in Europe. This troupe also has an educational message for the young people of this makeshift camp who give in to drugs and trafficking. It’s a theater that aims “to show the true life of the camp”.

sept 8 2014

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