Chronique de la semaine n°9 / Chronicle of week n°9 : Aux portes de l’Union européenne, l’attente / Waiting at the gates of the European Union

Cette semaine, l’équipe du Bulli Tour Europa vous emmène à Harmanli, non loin de la frontière turco-bulgare, devenu le lieu de passage privilégié de nombreux migrants depuis le renforcement des contrôles entre la Grèce et la Turquie.

fillettes réfugiées camp Harmanli

Les fillettes et les familles d’Harmanli attendent leur statut de réfugié.

C’est à quelques kilomètres de la frontière turco-bulgare que nos reporters ont fait halte pour rencontrer les hommes et femmes qui attendent de trouver refuge au sein de l’Union européenne. En effet, depuis le renforcement de la frontière grecque, les flux de migrants et de réfugiés se sont déplacés vers le Sud de la Bulgarie. Harmanli est l’un des sept centres d’accueil de migrants illégaux à la frontière bulgare. Il compte aujourd’hui près de mille personnes, dont 94% sont des Syriens. Les autorités bulgares ont tardé à créer les structures pour l’accueil de ces personnes, malgré les alertes des ONG, et l’Union européenne apparaît absente sur ce sujet, bien que la Bulgarie ne demeure qu’un lieu de passage pour ces milliers de migrants.

Basel Halil Diko rythme ses journées avec des activités diverses: promenade et jeux vidéos le matin. Cours de langues et fitness l'après-midi.

Basel Halil Diko attend ses papiers pour s’envoler vers l’Allemagne et y reconstruire sa vie.

Parmi les migrants, Basel Halil Diko, 28 ans, kurde d’Alep, où il a perdu sa famille après l’explosion de leur maison. Il raconte son périple jusqu’en Europe : « Le passage d’une frontière coûte au minimum 200 dollars par personne. Il faut marcher plusieurs heures. On a aussi dû traverser une rivière à 3 heures du matin. J’ai pris deux enfants du convoi dans mes bras ; j’avais très peur du courant et des animaux sauvages », se rappelle Basel. Aujourd’hui, il voit son avenir en Allemagne pour y étudier et y travailler, mais pour cela, il doit attendre les derniers papiers, qui lui permettront d’obtenir le statut de réfugié et de quitter la Bulgarie.

Des cours d'anglais et d'allemand ont été spontanément organisés par les réfugiés. Un horaire pour les enfants et un autre pour les adultes.

Les enfants d’Harmanli apprennent en priorité l’allemand et l’anglais, deux langues qui vont leur être utiles dans leurs futurs pays d’accueil.

Découvrez ainsi, à travers deux reportages (Les réfugiés d’Harmanli attendent leur nouvelle vie et Harmanli et ses espoirs), la vie au cœur du centre, les peines et les espoirs de ces migrants, qui n’ont pour seule compagnie que l’attente, celle d’une vie meilleure dans les pays de l’Union européenne, un espace d’espoirs, d’avenir et de paix pour ces centaines de migrants.

 

Chronicle of week n°9: Waiting at the gates of the European Union

 

This week, the crew of the Bulli Tour Europa takes you to Harmanli, not far away from the Turkish Bulgarian border, that has become the favourite passageway of many migrants since the reinforcement of identity checks between Greece and Turkey.

fillettes réfugiées camp Harmanli

The little girls and their families living in Harmanli are waiting for their refugee status.

A few kilometers away from the border between Turkey and Bulgaria our reporters stopped to meet with men and women who hope they will find refuge in the European Union. In fact since the controls near the Greek border are more numerous and accurate, waves of migrants and refugees moved towards the south of Bulgaria. Harmanli is one of the seven illegal refugee centres near the Bulgarian border. Today there are about one thousand people living there, 94% of them are Syrians. Bulgarian authorities are taking their time before opening centres to welcome these people, in spite of the warnings of some NGOs, and the European Union has kept its silence on this question, though Bulgaria is only a passageway for thousands of migrants.

Basel Halil Diko rythme ses journées avec des activités diverses: promenade et jeux vidéos le matin. Cours de langues et fitness l'après-midi.

Basel Halil Diko is waiting for his papers to go to Germany and start a new life there.

Among the migrants, Basel Halil Diko, twenty-eight years old, a Kurd from Alep, where he lost his family when their house blew up. He tells us about his trek to Europe: « Crossing a border costs at least 200 dollars per person. You have to walk for several hours. We also had to cross a river at three in the morning. I held two children in my arms; I was very much scared of wild animals and of the current », remembers Basel. Today, he pictures himself living in Germany to study and work, but for that he has to wait for the last papers he needs to get the refugee status and leave Bulgaria.

Des cours d'anglais et d'allemand ont été spontanément organisés par les réfugiés. Un horaire pour les enfants et un autre pour les adultes.

The children of Harmanli mainly study German and English, two languages they will find useful in their future host countries.

Come and read through our two reports (Les réfugiés d’Harmanli attendent leur nouvelle vie and Harmanli et ses espoirs), life in this centre, the sorrows and hopes of these migrants, whose only company is waiting, waiting for a better life in the countries of the European Union. An area made of hope, future and peace for hundreds of migrants.

 

Chronik der neunten Woche : Vor den Toren Europas, das Warten

 

Diese Woche ist das Bulli Tour Europa Team in Harmanli, nicht weit von der türkisch-bulgarischen Grenze, welches zum bevorzugten Einreisegebiet für Migranten geworen ist, seit die Grenzkontrollen in Griechland und der Türkei verstärkt wurden.

Eben dort, machen unsere beiden Reporter Halt, um jene Männer und Frauen zu treffen, die vor den Toren der europäischen Union auf Asyl hoffen. Aufgrund der Verstärkten Sicherung der griechischen Grenze, hat sich der Strom der Migranten und Flüchtlinge nun nach Süden Richtung Bulgarien verschoben. Harmanli ist nur eins von sieben Flüchtlingszentren in der Region und zählt heute fast eine Million Menschen, 94% davon aus Syrien. Die bulgarischen Verantwortlichen verzögern den Aufbau der Aufnahme-Strukturen, trotz der Kritik seitens der NGOs und die EU hält sich zurück, damit Bulgarien nicht zu einer Passage für die Milliionen von Migranten wird.

Unter den Migranten ist auch Basel Halil Diko (28), Kurde aus Aleppo, der seine Familie verlor, als sein Haus explodierte. Er erzählt uns seine Odysee nach Europa :  « Eine Grenzüberschreitung kostet minimal 200 Dollar pro Person. Man muss mehrere Stunden laufen und auch einen Fluss überqueren. Früh um 3 Uhr am Morgen. Ich hatte zwei Kinder aus dem Konvoi in meinen Armen und große Angst vor der Strömung und wilden Tieren“ erinnert sich Basel. Heute wartet er auf seine Einreise nach Deutschland, um zu studieren und zu arbeiten, aber dafür muss er auf die letzten Papiere warten, die ihm Asyl-Status in Deutschland gewähren und ihn aus Bulgarien ausreisen lassen.

Erfahren Sie in unseren Reportagen (Les réfugiés d’Harmanli attendent leur nouvelle vie et Harmanli et ses espoirs) mehr über das Leben im Herzen des Zentrums, das Leiden und die Hoffnung der Flüchtlinge, die auf ein besseres Leben in Europa hoffen –einem Ort, der für jene Menschen Hoffnung darstellt, Frieden und Zukunft.

juil 21 2014

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